COLOMBIE

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Situation

L’environnement s’est encore détérioré́ dans le pays en 2019 avec l’échec des accords de paix, les élections locales et l’annonce du retour aux armes de certains anciens membres des groupes d’opposition armés (Front Line Defenders). Les défenseurs des droits humains assassinés en 2019 seraient au nombre de 107 selon l’ONU, alors que l’Institut d’études pour le développement et la paix (Indepaz) parle de 250 leaders. Par ailleurs, le rapport de l’Observatoire des situations de déplacement interne du Conseil norvégien pour les réfugiés estime à 5,5 millions le nombre de personnes déplacées suite au conflit et à la violence.  

À Magangué (région de Bolivar), l’organisation Atucsara poursuit son travail auprès des populations déplacées en raison du conflit armé, sur 3 axes : sécurité alimentaire, développement communautaire et école pour la paix. Son but : permettre à ces communautés de recréer un réseau social organisé, de se renforcer dans leur gestion communautaire et leur capacité de générer des espaces de paix et des processus de résolution de conflit. L’imprévu majeur de l’année fut l’insécurité pesant sur la municipalité. Cette situation fut difficile tout autant pour l’équipe que pour les membres des communautés qui avaient peur de se déplacer par suite des heurts et assassinats qui sévissent dans la ville. Les jeunes sont une proie privilégiée pour l’enrôlement par les bandes de micro-trafic dans des activités illégales.

Depuis 16 ans Vivere apporte un soutien au volet nutritionnel du projet global que Atucsara mène avec l’appui de l’association amie CATLEYA. Les jeunes mettent en œuvre des stratégies d’intégration et de participation citoyenne leur permettant de prévenir l’influence des gangs, la délinquance et le micro-trafic dans leur communauté. Les enfants ayant bénéficié des cantines dès le début du projet sont aujourd’hui de jeunes leaders et travaillent activement à l’école pour la Paix. Les parents d’élèves des institutions scolaires et de jeunes suivant le cursus de l’École pour la paix ont reçu des formations sur des thèmes tels que : modes d’éducation, responsabilité partagée, droits et devoirs, violence intrafamiliale, sexualité, grossesse et relations entre adolescents.

Objectifs

Assistance nutritionnelle aux enfants particulièrement vulnérables quartiers de Nueva Colombia, Yati, La Peña, Santa Fe et Barranca Yuca.

170 enfants à risque bénéficient d’un repas par jour à la cantine, et 70 enfants d’une collation renforcée.
Partenaire : Atucsara

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Réalisations

Dans les cinq quartiers, des associations des femmes sont actives et gèrent les processus communautaires, dont l’activité nutritionnelle. 

Les cantines scolaires, ont permis à 170 enfants entre 5 et 11 ans (Nueva Colombia: 55 enfants, Yatí: 55 enfants, La Peña: 30 enfants et Barranca Yuca: 30 enfants) de recevoir un repas par jour. A Santa Fe, 69 enfants parmi les participants aux séances de sensibilisation, danse et musique, ont pu bénéficier de collations renforcées. 

Les enfants proviennent de familles qui ne sont pas en mesure d’assurer leur sécurité alimentaire. L’évaluation nutritionnelle montre que 81% des enfants présentent une taille adéquate pour leur âge, 15% présentent des risques de retard de croissance et 4% présentent un retard de croissance ou une malnutrition chronique. 

Concernant le niveau scolaire, 62% des enfants maintiennent un niveau suffisant et 26% ont amélioré leurs résultats