Chères et chers Membres et Amis,
Nous espérons que la reprise / rentrée ait été positive pour chacun-e. Comme vous le constaterez ci-après, l’été dans nos terrains de travail n’a pas connu de relâche, et même au contraire.
1° Syrie
Selon ONU Info du 27 août 2026 :
« La Syrie se trouve à un « moment charnière », marqué par des signes encourageants de reprise mais aussi par des besoins humanitaires toujours immenses, ont souligné jeudi de hauts responsables de l’ONU devant le Conseil de sécurité. »
« … Plus de 5,5 millions de personnes restent déplacées à l’intérieur de la Syrie, dont 833.000 vivent dans plus de 1.200 camps… Près de deux millions de personnes déplacées à l’intérieur du pays et plus de 1,7 million de réfugiés sont retournés dans leurs communautés depuis décembre 2024. Mais le retour ne signifie pas la fin des besoins humanitaires. Pour de nombreuses familles, il constitue au contraire le début d’une nouvelle épreuve : logements détruits ou endommagés, écoles et hôpitaux à réhabiliter, réseaux d’eau insuffisants et possibilités de subsistance limitées. »
C’est le cas de la famille de Ghanem, subissant encore les conséquences de la guerre et du déplacement interne. Notamment les difficultés pour se loger dignement et l’incertitude dans la recherche d’un travail au jour le jour.
Chaque mois, l’équipe de Vivere accompagne avec un complément nutritionnel 45 nourrissons, dont les familles travaillent à surmonter ces épreuves. En juillet tout comme en août, il y a eu 15 nouvelles admissions de bébés.

2° République démocratique du Congo
En guise d’introduction, comme nous en donnions l’alerte dans les Brèves de février dernier, les coupes sombres portées brutalement par l’administration Trump dans quasi tous les programmes d’aide humanitaire américains ont des conséquences de plus en plus désastreuses à travers le monde, accentuant les pertes en vies humaines, exacerbant les conflits armés, aggravant le recul des droits humains. La RTS en faisait le constat il y a peu avec cet article : Depuis l’arrêt de l’aide américaine, les conflits ont augmenté en Afrique.
Sud Kivu
Suivant près d’une année de paralysie de ce territoire due aux attaques incessantes des rebelles du M23/Rwanda en ayant dévasté de larges portions, causé la mort ou la fuite de milliers de ses habitants, nos courageux partenaires sur place ont repris un minimum d’activités là où c’est possible. Ainsi, notre 42ème Chambre foraine du Tribunal militaire de la garnison d’Uvira a pu siéger du 10 au 13 août. Quatre affaires ont été instruites et jugées :
– Violation de consignes, extorsion, coups et blessures.
– Meurtre.
– Deux inculpations de participation à des mouvements insurrectionnels.
De lourdes peines de privation de liberté ont été énoncées par le Tribunal à l’encontre des coupables. Au cours des 4 jours d’audience on a dénombré 790 citoyens venus observer le déroulement des procès. Plusieurs témoignages recueillis parmi ce public exprimaient un soulagement que la justice réapparaisse après une si longue période d’oppression impunie.

Bien évidemment notre projet est loin, très loin, de pouvoir mener la lutte contre l’impunité à l’échelle où elle devrait l’être. Aux crimes et méfaits innombrables commis par le M23/Rwanda il faut ajouter ceux perpétrés par un grand nombre de milices de tous crins sévissant à l’Est du Congo, dont certaines sont alliées de l’armée nationale. Pour juste un exemple citons les amis de Amnesty International-Belgique : Les autorités de la RDC condamnent souvent les violences du M23, comme il se doit, mais ignorent la violence et les atteintes aux droits humains du même ordre commises par les Wazalendo, y compris le CMC-FDP. En réalité, elles cautionnent ces crimes et s’exonèrent de leur obligation de protéger les civil·e·s et de traduire en justice les combattants Wazalendo. La communauté internationale doit faire pression sur le gouvernement de la RDC pour qu’il cesse immédiatement de soutenir ces groupes armés. Lire l’article :
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Avec notre partenaire l’association ACMEJ, dans la Ruzizi et les Moyens Plateaux, nous poursuivons inlassablement l’action de soins-secours à des victimes civiles -très souvent féminines- ayant survécu aux violences commises par des hommes en armes. Une par une, ces blessées sont identifiées et accompagnées le plus rapidement possible au centre de santé ou à l’hôpital rural le plus proche, où nous assurons la totalité des frais de soins jusqu’à guérison complète. Action discrète, efficace, mais largement insuffisante au regard du nombre de cas qui seraient à assister. Notre budget ne permet actuellement pas d’agir pour davantage de meurtries. Le coût moyen d’une prise en charge médicale est d’environ US $ 325 (CHF 266, € 281).

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En territoire de Fizi, les deux orphelines de guerre soutenues par Vivere depuis 2025 pour accomplir leurs études d’aide soignante vont terminer sous peu leur 3ème et dernière année du cycle. Notre appui couvre tous les frais de l’institut de formation, leur gîte et leur couvert. C’est le troisième ‘tandem’ de deux filles que nous accompagnons ainsi, à l’origine identifiées en brousse, déscolarisées après la mort de leurs parents, réduites alors au dur labeur de tâcheronnes, privées de toute perspective qui vaille. Six jeunes filles rendues à une vie digne de ce nom, formées au noble métier de l’assistance à autrui.

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Bien que la région du Nord Kivu soit à présent encore plus pesamment opprimée qu’au Sud par l’occupation tyrannique et sanglante du M23/Rwanda, nous sommes convenus l’an dernier avec notre partenaire local, Protection et Solidarité (P.S.), d’y étendre l’action de rescolarisation de filles orphelines ou victimes d’agressions extrêmes qui furent privées d’écolage, une à une, à la mesure des ressources à disposition. Parmi les bénéficiaires, Rose (prénom d’emprunt) avait atteint le niveau d’entrée à l’université et elle avait, chevillée au corps, la détermination de devenir avocate afin de pouvoir défendre la cause des défavorisés. Les amies de P.S. qui l’encadrent attentivement et qui connaissent sa force de caractère ainsi que son potentiel, nous ont invités à soutenir financièrement son cursus à la faculté de droit, le coût annuel total étant de US $ 1’715 (CHF 1’416 , € 1’495). Un couple de donateurs nous en a confié les moyens. Rose termine sa 1ère année, ayant assidûment suivi les cours. Dans un long rapport de suivi, le partenaire nous explique qu’elle bénéficie d’un accompagnement psychosocial continu ainsi que d’un mentorat juridique de qualité, qu’elle participe activement aux séances de sensibilisation menées par P.S. sur les droits des femmes et des survivantes de violences sexuelles, et qu’elle s’affirme progressivement comme un modèle de résilience et d’engagement pour d’autres jeunes filles.

3° Soutien aux réfugiés Ukrainiens



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Nous vous remercions de votre attention sur ce travail de simple justice. Et nous renouvelons notre vive gratitude pour votre soutien solidaire aux causes humaines que vous nous permettez de servir.
Le comité de Vivere